Ce que Dieu m’a appris sur l’ambition

Ce que Dieu m’a appris sur l’ambition

L’ambition n’est pas un péché. Mais sans Dieu, elle devient un piège.

Je me suis souvent battue avec ce mot : ambition.

C’était presque un mot tabou dans ma bouche de chrétienne. J’avais l’impression qu’il était trop grand pour moi, trop charnel, trop risqué. Est-ce que je péchais en rêvant de faire plus ? Est-ce que j’étais encore une bonne servante si je voulais “réussir” ? Est-ce que je cherchais Dieu ou l’approbation du monde déguisée en versets bibliques ?

Ces questions m’ont longtemps tourmentée. Surtout quand on sort d’un désert spirituel.

Quand on a tout perdu. Quand on s’est vue dépouillée, brisée, humiliée. Quand plus rien ne brille autour de nous, sauf peut-être la lumière pâle d’un espoir encore fragile. Dans ces moments-là, on commence à revoir tout à la lumière de Dieu. Même nos ambitions.

Et ce que j’ai appris, c’est que Dieu n’a jamais condamné l’ambition.

Il a condamné l’orgueil.

Il a condamné la vanité.

Il a condamné l’égoïsme.

Mais il n’a jamais demandé qu’on reste petites. Il a demandé qu’on reste soumises.

L’ambition purifiée

Sortir du désert change notre regard. L’ambition, cette pulsion d’aller plus loin, de faire plus grand, de laisser une trace, devient différente. Elle est purifiée par le feu des épreuves. Elle n’est plus centrée sur “moi”, mais sur “lui”. Elle ne cherche plus à s’élever, mais à servir.

Dans Jacques 4:10, il est écrit :

« Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera. »

Ce verset a fait écho dans ma vie.

Parce que pendant longtemps, j’ai couru. Couru après la validation. Couru après les likes, les ventes, les opportunités. Je me réveillais avec des to-do lists longues comme le bras, mais je ne passais que cinq minutes avec Dieu. J’appelais ça la productivité. Mais c’était juste de la précipitation.

Jusqu’au jour où j’ai tout remis à ses pieds. Mes idées, mes projets, ma boutique en ligne, mes comptes Instagram, mes rêves de grandeur. J’ai arrêté de m’agiter et j’ai commencé à écouter. Et là, quelque chose a changé.

L’ambition du Royaume

Ce que j’ai découvert, c’est que l’ambition du Royaume ne ressemble pas à l’ambition du monde.

Le monde nous pousse à briller. À être vues. À avoir des titres, des chiffres, des followers.

Mais l’ambition du Royaume cherche à porter du fruit.

Elle cherche à nourrir l'âme, pas à nourrir l’égo. Elle cherche à guérir, pas à se faire applaudir.

J’ai compris que viser haut, ce n’est pas forcément de l’orgueil. C’est de l’obéissance… quand c’est Dieu qui place la cible.

Regarde Joseph.

Il a eu des rêves de grandeur, dès sa jeunesse. Mais avant le palais, il y a eu la fosse, puis la prison. Il a été brisé, humilié, oublié. Et c’est dans ce processus que Dieu a affiné son ambition. Pour qu’elle serve non pas à le glorifier lui-même, mais à sauver des nations.

Regarde Esther.

Elle est devenue reine, un poste d’influence incroyable. Mais ce n’était pas pour elle. C’était pour délivrer son peuple. Et elle a dû passer par un jeûne, un silence, une décision radicale. Son ambition est devenue mission.

Regarde David.

Il a été oint alors qu’il n’était qu’un berger. Mais il n’a pas pris le trône tout de suite. Il a fui, combattu, pleuré. Il a été humilié. Et c’est dans les champs, les cavernes et les combats qu’il a appris à dépendre de Dieu.

À toi qui rêves grand…

Alors aujourd’hui, je parle à toi.

Toi qui as des projets, des idées, peut-être une vision folle que tu n’oses même plus nommer à voix haute. Tu te demandes : “Est-ce que je rêve trop grand pour une chrétienne ?”

Je te réponds : non.

Mais pose-toi cette question : d’où vient ce rêve ? Est-ce qu’il naît d’un manque ? D’un besoin d’être validée, aimée, reconnue ? Ou est-ce qu’il vient d’une prière ? D’une parole reçue dans le secret ? D’un fardeau que Dieu a mis dans ton cœur pour bénir les autres ?

L’ambition qui plaît à Dieu ne vient pas du vide, mais de la présence. Elle ne pousse pas par frustration, mais par conviction. Et surtout, elle ne court pas sans direction. Elle attend la voix du Berger.

Mes rêves, aujourd’hui

Aujourd’hui, je me permets de rêver. Mais je rêve autrement.

Je veux des revenus, oui, mais pas pour briller.

Je veux des finances pour soutenir des femmes brisées, pour créer des carnets bibliques, des ressources spirituelles, des espaces de guérison.

Je veux bâtir un lieu sûr pour celles qui n’osent plus prier, pour celles qui se sentent trop cassées pour être utilisées.

Je veux créer, entreprendre, bâtir, mais dans le repos de Dieu, pas dans la course du monde.

Je ne suis plus dans la performance. Je suis dans la fidélité.

Les bons rêves au bon moment

Une chose que Dieu m’a aussi enseignée : même les bons rêves peuvent devenir des idoles, s’ils ne sont pas soumis.

Et parfois, il met nos ambitions en pause. Pas parce qu’elles sont mauvaises. Mais parce que notre cœur n’est pas prêt.

Il y a une grande différence entre un projet béni et un projet précipité.

Souvent, on veut forcer les portes au lieu d’attendre qu’il les ouvre. On veut voir les résultats tout de suite. Mais le Royaume fonctionne par saisons. Et certaines saisons sont silencieuses. Injustes. Lentes.

Mais elles forment. Elles affinent. Elles purifient.

Alors si tu es dans un temps où rien ne décolle, où tes projets stagnent, où tu te sens oubliée, ne perds pas espoir. Peut-être que tu n’es pas en retard. Peut-être que tu es juste en train d’être formée.

Cherche d’abord…

Je termine avec ce verset que Dieu me rappelle sans cesse :

« Cherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »

(Matthieu 6:33)

Ce verset n’est pas un slogan. C’est une clé.

Cherche d’abord sa volonté, sa paix, sa voix.

Et ensuite, regarde-le ouvrir les portes. À sa manière. À son rythme. Et toujours pour sa gloire.

En résumé…

L’ambition n’est pas un ennemi.

C’est un feu. Et comme tout feu, il peut brûler ou éclairer. Tout dépend de qui tient l’allumette.

Alors n’aie plus honte de vouloir plus. Mais aie toujours le réflexe de demander : “Est-ce que Dieu est au centre ? Est-ce que ce rêve me rapproche de lui ? Est-ce que je suis prête à attendre son temps, même si ça prend des années ?”

Et souviens-toi que tu n’es jamais trop petite pour rêver grand… si ton ambition est soumise à un Dieu infini.

Retour au blog

Laisser un commentaire