Et si ton feed était un autel ?
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Avant, mon feed était un portfolio. Aujourd’hui, c’est un autel.
Un espace où je dépose ce que j’ai. Ce que je suis. Et ce que je ne comprends pas encore.
L’autel, un lieu de dépôt et de transformation
Dans ma vie spirituelle, un autel, ce n’est pas juste un symbole religieux ou un objet dans une église. C’est le lieu où je viens déposer tout ce qui m’habite : mes dons, mes doutes, mes projets, mes envies, mes larmes, mes prières, mes combats… et surtout, mes intentions.
Je viens les déposer, et je repars avec ce que Dieu me donne : une direction, un mot, une paix, une conviction, une idée.
Créer du contenu, pour moi, c’est exactement ça. Je m’approche de l’autel, dans le secret, et je lui dis :
“Seigneur, voici ce que je porte. Si ça ne vient pas de toi, brûle-le. Si c’est de toi, souffle dessus.”
Un feed sacré ne veut pas dire parfait
Ce que je publie n’a rien de “parfait” au sens des réseaux. Mais j’essaie d’être intentionnelle.
J’ai choisi une charte graphique douce, sobre, presque apaisante. Pas de couleurs criardes, pas de designs qui étouffent. Je voulais une atmosphère où l’on se sent invitée à entrer… comme dans une salle de prière.
Chaque mot est pesé. Chaque photo est choisie avec attention. Pas pour impressionner, mais pour refléter.
Je ne suis pas là pour juger, pour prêcher à tout-va ou pour jouer un rôle. Je suis là pour dire : “Regarde, je suis comme toi. En chantier. Restaurée petit à petit par un Dieu bon et fidèle.”
Créer dans la crainte respectueuse de Dieu
Il m’arrive souvent de me poser cette question : “Est-ce que ce contenu glorifie réellement Dieu ?”
Pas une tendance. Pas une idéologie. Pas une posture religieuse. Mais Dieu.
Je fais attention aux tendances du moment. Parce que ce qui plaît au monde ne vient pas forcément du ciel. Et tout ce qui est “viral” n’est pas toujours spirituellement sain. J’ai compris que je n’étais pas appelée à être populaire, mais à être obéissante.
Alors non, Dieu ne m’a jamais dit d’effacer un post. Mais il m’a plusieurs fois freinée. Et à chaque fois, je l’ai remercié de ne pas m’avoir laissé publier un contenu qui aurait nourri mon ego plutôt que ma mission.
Un feed, un témoignage silencieux
Ton feed parle, même quand tu ne dis rien. Il témoigne de ce que tu crois. De ce que tu poursuis. De ce que tu glorifies.
Moi, je veux que le mien soit un autel. Pas une vitrine. Pas un podium. Mais un lieu sacré. Où l’on sent, au détour d’un post, la présence du Père.
Et toi, si ton feed était un autel… qu’est-ce que tu y déposerais aujourd’hui ?