Chrétienne : Accepter la rupture avec le père de son enfant

Chrétienne : Accepter la rupture avec le père de son enfant

Quand on devient mère, on porte en soi un espoir immense : celui de bâtir une famille unie, de voir ses enfants grandir entre deux parents aimants.

Alors quand ce rêve s’effondre, surtout quand on est chrétienne, la douleur est profonde. Presque indicible.

Je pensais, comme beaucoup, que j’allais passer ma vie aux côtés du père de mon fils. J’étais persuadée que Dieu bénirait notre union, que nous aurions d’autres enfants, que nous allions accomplir ensemble sa parole :

“Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre.” (Genèse 1:28)

Mais parfois, nos projets ne sont pas les projets de Dieu. Parfois, ce que nous croyons être sa bénédiction n’est qu’un fruit de notre impatience et de notre désobéissance.

Quand l’amour se révèle être une illusion

La séparation a été brutale. Non pas tant parce que la relation s’est arrêtée, mais parce que la vérité m’a éclatée au visage : je n’avais été qu’un pion. Une opportunité.

Cette révélation a été une humiliation violente. Une blessure profonde dans mon identité de femme.

Je suis tombée dans la dépression, la pire que j’aie jamais connue.

Je n’étais plus qu’une mère abandonnée, blessée, seule face à un monde qui continuait de tourner.

Et surtout, je me suis éloignée de Dieu. La honte, la culpabilité, m’ont envahie. Je me suis convaincue que j’avais été punie par Dieu.

Après tout, je l’avais prié pour cet enfant. Mais au lieu d’attendre sa réponse, j’avais pris les devants, écoutant mon propre plan plutôt que sa volonté.

Et je me suis retrouvée anéantie.

Quand la désobéissance coûte cher

Oui, parfois nous vivons les conséquences de nos propres choix. Non pas parce que Dieu est cruel, mais parce qu’il nous laisse libres. Libres de choisir sa voie… ou la nôtre.

“Je t’ai mis devant la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives.” (Deutéronome 30:19)

Par orgueil, par impatience, j’avais choisi la mienne. Et j’en ai porté le poids.

Mais l’amour de Dieu est plus grand que nos échecs

Même dans ma chute, même dans ma rébellion silencieuse, Dieu ne m’a pas abandonnée. Même lorsque je croyais qu’il m’avait humiliée, il était là.

Il permettait que je traverse ce désert, non pour me détruire, mais pour m’enseigner.

“Car le Seigneur corrige celui qu’il aime, comme un père le fils qu’il chérit.” (Proverbes 3:12)

Chaque larme, chaque nuit sans sommeil, chaque cri étouffé portait un message : “Reviens à moi.

Car c’est dans le désert que Dieu parle le plus fort.

Le chemin du pardon

Le plus dur n’a pas été de lui pardonner, lui. Le plus dur a été de me pardonner à moi-même.

Accepter que j’avais failli. Accepter que j’avais ouvert la porte à cette relation.

Accepter que malgré mon amour sincère pour Dieu, je m’étais éloignée de sa volonté. Pendant longtemps, j’ai vacillé entre colère, tristesse, et culpabilité.

Je voyais cette injustice : cet homme, libre, insouciant, tandis que moi, je peinais à recoller les morceaux. Mais Dieu m’a rappelé :

“Ne te venge pas toi-même, laisse agir la colère de Dieu ; car il est écrit : À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.” (Romains 12:19)

Alors j’ai choisi de ne pas laisser la haine, la rancœur, ou la tristesse diriger mon cœur. Et chaque fois que l’un d’eux refait surface, je dépose ce poids aux pieds du Christ.

La justice de Dieu est certaine

Je sais aujourd’hui que Dieu voit tout. Il voit les cœurs. Il connaît les vérités cachées, les blessures silencieuses.

Et il a promis :

“Car il viendra un jour où Dieu jugera tout ce qui est caché chez les hommes, par Jésus-Christ.” (Romains 2:16)

Je n’ai pas besoin de crier mon injustice. Je n’ai pas besoin de me défendre. Je choisis de faire confiance.

Si tu traverses cette vallée aujourd’hui…

À toi, maman chrétienne, femme blessée, qui lit ces lignes :

Sache que tu n’es pas seule. Sache que Dieu n’a pas détourné son regard de toi. Sache que même si tu as fait des erreurs, son amour pour toi reste inébranlable.

“Je t’ai aimé d’un amour éternel ; c’est pourquoi je t’attire avec bonté.” (Jérémie 31:3)

Accepter la rupture avec le père de ton enfant n’est pas renier ton histoire. C’est reconnaître que Dieu est capable de faire fleurir même les terres les plus arides.

C’est lui laisser le dernier mot. Et crois-moi, il fera quelque chose de beau de tout ça.

Je suis en chemin. Toi aussi, tu peux l’être.

Et Dieu, ton Père, t’attend avec ses bras grands ouverts.

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